Ce jour où mon regard a basculé…
Le 19 février 2026 est une journée qui restera à jamais gravée dans mon corps… une vibration particulière, inédite...
Le 19 février 2026 est une journée qui restera à jamais gravée dans mon corps… une vibration particulière, inédite où j’ai été dans un état amoureux toute la journée… sauf qu’il n’y avait aucun « objet » à cet amour… à part moi-même… non pas moi en tant que personne mais en tant que cette Vie, la Vie dont je suis une expression… une profonde reconnaissance dans ma chair de ma densité, mon intensité… non négociable, non “diminuable”, non “augmentable”… ma façon d’être au Monde, ma signature… la Vie qui m’habite…
Un sentiment d’Amour profond pour la Vie… un sourire qui a illuminé toute ma journée…
Et le soir… le ventre juste en dessous de l’estomac qui vibre de quelque chose de dense, le cœur qui brûle… et ces larmes à la fois de sentir cette Vie en moi, de la reconnaître en moi et de tout ce temps où je l’ai étouffée… des larmes de gratitude, de reconnaissance profonde d’avoir la chance de pouvoir vivre cela… d’être née…
J’ai revu l’enfant que j’étais… son sourire, la pétillance de ses yeux… c’est cette enfant je crois, qui n’a jamais cessé d’être que j’ai re-rencontrée… re-sentie dans tout mon corps…
J’ai vu les situations que j’ai vécues, les rencontres s’imbriquer comme un puzzle d’une incroyable cohérence… cela m’a mise dans un état d’émerveillement face à l’intelligence de la Vie dans toute sa complexité et tout son mystère aussi. Tout parfaitement synchronisé dans le fond, la forme et le temps… Un sentiment d’alignement entier avec ce qui a été, et ce qui est…
Cet évènement n’est pas une destination mais bien une ouverture vers de nouveaux champs d’exploration… le voyage continue empreint d’une profondeur et d’une paix nouvelles… l’intensité n’est plus une amplitude… mais une profondeur paisible… sensible… soutenue par un bruit de fond de cet état amoureux… les émotions ne sont pas plus ou moins… elles sont profondes et « tranquilles »… je ressens quelque chose d’extrêmement vivant… quelque chose comme une entièreté… une complétude… UN.
Quelque chose s’est déplacé où je ne regarde plus ni ne ressens plus le Monde depuis l’extérieur mais depuis l’intérieur… depuis cet axe, cette verticalité d’où se déploie le Mouvement dans le Taiji Quan… cet axe qui matérialise ce fameux « ici et maintenant »… ce n’est pas un concept c’est quelque chose d’incarner… de tangible… La pratique ce n’est autre que cela : apprendre à incarner cet axe… pour un jour, être cet axe… en fait on ne le devient pas, on le reconnaît…
Le Taiji Quan est clairement pour moi ce laboratoire où à travers le mouvement, des apprentissages se font et du mouvement, se déploient à la façon de penser, d’occuper l’espace en Soi et à l’extérieur de Soi, la façon d’interagir avec Soi et les autres… ma façon d’être au Monde…
La pratique ne construit ni ne crée rien… elle révèle ce qui a toujours été là… elle amène à ce déplacement vers Soi… l’axe… l’Être… ce « centre » depuis lequel on peut se voir, s’observer… se reconnaitre… ce « centre » d’où l’on peut s’attendrir de notre Mouvement (gestes, pensées, états), d’où l’on peut s’attendrir du Mouvement de l’Autre, de la Vie autour de Soi…. ce « centre » d’où l’on peut embrasser et habiter ces paradoxes : Guerre ET Paix, aimer inconditionnellement ET être agacé… reconnaître la profondeur d’une connexion avec quelqu’un ET accepter qu’elle peut ne pas s’inscrire dans un projet relationnel… ressentir une profonde tristesse ET ne pas être triste… ressentir une friction face à des façons d’être qui nous heurtent ET les reconnaître entièrement… se retirer de quelque chose qui ne nous convient pas ET rester présent…
Le Taiji Quan est une pratique systémique… à l’image du corps à travers lequel elle se déploie… ouvre à Soi… Soi qui n’est autre qu’une expression de la Vie… dans toute sa complexité… sa profondeur… son mystère…
La graine n’a pas besoin d’être comprise pour germer…


