Lundi 13 avril 2026…
Je suis encore imprégnée de cette journée passée avec Bonté Divine.
Ce matin, il pleut et il fait si froid avec le vent… Pas de pratique. Mon corps est tout endormi et encore froissé de la nuit. Le ton de la journée est donné… cocooning…
Je me pose au café avec mes croissants et le fameux café noisette. Je suis en suspens dans le temps… À travers la vitre, je regarde la scène de la rue… les passants… leurs allures, leurs visages… effleurer leur monde… la surface d’un être… percevoir sa profondeur… être saisie par le mystère et la beauté de la Vie…
Après ces mois d’introspection, je sens l’inspiration revenir… l’envie d’écrire… Je perçois un nouveau mouvement… moins “réflexif”, plus “contemplatif”… Ce qui m’inspire c’est exactement ce que je suis en train de vivre… ce n’est pas forcément une conversation, des échanges… c’est juste être là… être là avec ce qui est là… et qui m’imprègne d’une façon si profonde…
J’ouvre mon carnet… mon stylo plume dans la main droite…
Je repense à cette journée avec Bonté Divine… sa texture… je sens ma poitrine s’expanser… J’aime ces moments… ces moments, seule, où dans l’intimité de moi-même, je re-traverse un instant, une journée… les sensations, les odeurs, les ambiances, les lumières, les sons… J’écris… et la phrase revient à nouveau “Comment as-tu aimé ?” Je vois le visage de Bonté Divine, de ceux qui sont dans ma vie, dans mon cœur… à nouveau une vague d’expansion dans ma poitrine qui monte à mes yeux pour s’y échouer… je me laisse traverser… je souris…
L’Amour inconditionnel…et d’un coup comme une révélation qui émerge du plus profond de moi : l’Amour EST inconditionnel de fait… le qualifier d’inconditionnel est quelque part absurde car en vrai, l’Amour est par nature inconditionnel…
Mon malaise de ne pas avoir su répondre à cette question “Comment as tu aimé ?” lorsque j’étais perchée sur cette crête vient de ce que j’ai voulu y répondre depuis l’Amour comme je le croyais avant : dirigé vers, destiné à quelqu’un.
J’écris… je ressens ce mouvement d’Amour comme respirer la façon d’être de l’Autre… quelque chose comme lorsque l’on est touché par la beauté d’un coucher de soleil, d’une pluie d’été, de la lumière qui danse sur l’eau, du vent qui caresse le visage… se laisser imprégner par le ÊTRE de l’Autre… et plus largement par le ÊTRE de toute chose… une forme de porosité à tout ce qui est autour et en Soi…
C’est un Amour un peu comme une rivière qui coule dans une vallée… l’eau glisse et imprègne tout ce qu’elle traverse… c’est un flux continu avec des phases plus amples que d’autres… des rythmes… en fonction de mon état de porosité au Monde… C’est un Amour qui me traverse… c’est en tout cas ainsi que je le vis et le ressens aujourd’hui…


